DALI

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Transformation et aménagement du Musée Dali dans un bâtiment historique

Dali était un personnage extrême, un musée dédié à son œuvre se devait d’offrir une présence forte, susceptible de résister à sa provocation. Le site est historique, culturel et prestigieux. Il fallait s’y inscrire sans s’y perdre, s’y réaliser sans s’y imposer. Pour ce faire, nous avons choisi un matériau d’une grande exigence, l’acier. Sobre, il constitue la toile de fond des œuvres exposées tout en respectant l’ancien bâti. Incombustible, il répond aux nécessités de sécurité d’un bâtiment de l’ampleur du County Hall. Malléable, il supporte tous les traitements, remodèle et s’adapte à la grande variété d’espaces et de situations du musée et en même temps possède une cohérence et une force interne. Par rapport au modèle traditionnel, l’architecture du musée Dali exprime un refus des murs aseptisés des galeries d’art contemporain. L’alternative proposée consiste en mise en scène de l’espace au moyen de jeux de mouvements (murs mobiles) et de lumières.
Le Musée couvre une superficie de plus de 3000 m2. L’entrée du côté Tamise, est entièrement habillée d’acier noir. Loin des notions traditionnelles d’harmonie et de stabilité, elle constitue une introduction délibérément violente dans un espace à la mesure de Dali. En son centre, un écran rotatif introduit l’image et la voix de Dali dans l’espace, obsession omniprésente. La pièce donne accès à une galerie de photographies. L’acier y est toujours présent mais se disloque, laissant apparaître le bâtiment existant dont les murs peints en noir ne constituent pas uniquement la toile de fond de la scène, ils sont aussi la mémoire du County Hall. Plus loin, après un hall surréaliste, se retrouve dans la galerie principale de l’exposition de sculptures et de lithographies qui se développe sur deux niveaux sur une superficie de près de 2000 m2. L’acier recouvre les murs, sans les cacher totalement. Il s’étire sur toute leur longueur de plus de 70m, se tend vers le niveau inférieur se plie en escalier… L’acier se fait socles, panneaux, puis s’ouvre, se fait vitrine pour exposer une collection de pâtes de verre. Dans la seconde galerie, les murs se font mobiles, l’acier s’éclaircit et laisse le bâtiment reprendre sont emprise. Petit à petit, les murs reprennent des couleurs plus claires. La réalité de Dali rejoint celle du quotidien.

Info

  • Architecture : B612associates
  • MO : Southbank Museum of Art
  • Dates :1999-2000
  • Status :Construit